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LES VILLES de la Birmanie Myanmar
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AGENDA (FESTIVALS, FÊTES)
4 Janvier : Fête de l’indépendance Mars : Le Festival de la pagode Shwedagon (festivités en honneur de la pagode) Mai : Kason Bo (fête traditionnelle ; offrandes aux arbres) Novembre : Festival Kaung-Hmu-Daw (fête en honneur de la mythologie birmane: théâtre, musique, danse) ; Matho Thingan (fête bouddhiste, offrandes)
La ville de Pagan (aujourd’hui Bagan) abrite plus de 2000 temples et stupas (tumulus bouddhistes), reflétant l’unité socioculturelle et religieuse de la Birmanie. L’ensemble des temples témoigne de l’apogée atteint par le Bouddhisme dans la région. Bâti entre le 9e et le 13e siècle, ce complexe est l’un des sites archéologiques les plus impressionnants du Sud-Est asiatique.
ORIGINE ET CONSTRUCTION
Selon la légende, Bouddha aurait prédit la date exacte de la construction de Pagan après une illumination. En tout état de cause, les premières structures, érigées avant 1044, reflètent l’influence de plusieurs civilisations, dont la tibétaine, l’indienne, la môn et la pyus. Un grand nombre de ces temples de la première époque sont détruits par des séismes. Il en reste très peu dont les plus connus sont le « Bupaya », un stupa restauré datant du 9e siècle, le « Sharabhâ » construit entre 846 et 878, ainsi que le « Nat Hlaung Kyaung », l’unique temple hindou datant de 964.
Pagan devient la capitale de l’empire birman naissant vers 1044.
À compter de 1047, les souverains successifs, Manuha, Anawrahta, Kyanzittha et Alaungsithu, élèvent d’innombrables temples dans le style môn. La plaine de Pagan constitue ainsi une sorte d’école où l’art birman se forme peu à peu. Le temple de Manuha (1057), la , le temple de l’Ananda (1091) et celui de Thatbyinnyu, la plus haute structure (1144), sont les monuments de cette période les plus appréciés par les visiteurs.
Le style birman domine tous les bâtiments construits après 1160. On peut citer le temple inachevé de Dhammayangyi, le Payathonzu vers 1200, le temple de Htilominlo datant de 1218 et bien d’autres encore.
Vers la fin du 13e siècle, à cause d’un incident diplomatique, les Mongols saccagent et pillent la cité et ses monuments, d’où le déclin de l’empire birman. Les Birmans qui ont vécu à l’intérieur du complexe des temples doivent déménager en 1991, afin de préserver le site et développer le tourisme.
DESCRIPTION DU MONUMENT
La plaine de Pagan est parsemée de temples, de pagodes et de stûpas à perte de vue sur environ 40 km². Les tours élancées de ces monuments envahissent l’horizon et créent un magnifique paysage de jour comme de nuit.
Chaque bâtiment possède une spécificité qui le différencie des autres : l’architecture, les statuettes, les dessins ornementaux, les immenses sculptures du Bouddha qui présente diverses expressions (souriant, grave, pensif, triste…) et différentes positions (assis, debout, couché…). Certaines façades comportent également des images d’animaux (grenouilles, oiseaux…).
INFOS COMPLEMENTAIRES
Ce site impressionnant relate toute l’histoire d’une civilisation et abrite une richesse architecturale incomparable. L’UNESCO a souhaité l’inscrire sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité, mais a changé d’avis, à cause des travaux entrepris qui ne suivent pas les normes exigées. En effet, la junte militaire birmane au pouvoir a restauré les temples avec des matériaux inadaptés et a aménagé des autoroutes, des terrains de golf et des tours d’observation pour les visiteurs.
HISTOIRE ET EVENEMENTS
Le tremblement de terre le plus destructif a eu lieu en 1975. De nombreux temples ont alors été entièrement ou partiellement détruits.
TOURISME
La visite du site est payante. Le circuit peut se faire à vélo ou en calèche. Il faut au moins deux jours pour voir l’essentiel de ce vaste complexe.
L’endroit comporte toujours des champs cultivés permettant de voir l’activité paysanne rudimentaire du pays.
Conduite à droite. Le permis de conduire international est obligatoire.
VACCINS OBLIGATOIRES
Le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire uniquement pour les voyageurs ayant séjourné dans des pays infectés. Pour plus d'informations, consultez le site de l'Institut Pasteur.
VACCINS CONSEILLES
DTPolio, hépatites A et B, encéphalite japonaise (zone rurale), rage (longs séjours), typhoïde.
AMBASSADE DU PAYS EN FRANCE
Section consulairede l'Ambassade de Birmanie à Paris 60 rue de Courcelles - 75008 PARIS Tél : 01 56 88 15 90 - Fax : 01 45 62 13 30 Ouverture : De 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30 du lundi au vendredi. E-Mail : me-paris@wanadoo.fr
Prévoyez des vêtements amples et légers, un lainage pour les soirées, un chapeau, des lunettes de soleil, des chaussures de marche, un imperméable léger.
POURBOIRES
Le pourboire n'est pas obligatoire, mais il est bienvenu.
Poète, écrivain et homme politique birman
Hmaing, né Maung Lun en 1876, vit à 9 ans la chute de la dernière dynastie birmane à Mandalay, alors qu’il étudie dans un monastère bouddhiste. En 1894 débute sa carrière de dramaturge à Rangoun, avec des pièces en vers inspirées de l’histoire et des mythes birmans.
En 1911, Maung Lun soutient le mouvement nationaliste dans le journal Thuriya.
Ses Epîtres de M. Maung Hmaing de 1916 font scandales. Il les signe du nom du héros d’un roman populaire (un Casanova birman). Le M devant ce nom raille l’affectation anglophile des Birmans. L’écrivain gardera le pseudonyme de Hmaing. Il écrit des satires politiques brillantes, des htika, promeut l’histoire et la culture birmanes et encourage la rébellion. Le Boingkauk htika (le Boycott) incite les ouvriers et les étudiants à la grève.
Hmaing est membre du parti Dobama Asiayone en 1934, puis leader des jeunes Thakins (maîtres) qui proclament que les Britanniques sont des usurpateurs. Le chef nationaliste devient « grand maître » Hmaing.
Il est inscrit sur la Liste birmane des ennemis de l’Etat en 1941.
Avec la guerre civile qui déchire la Birmanie après l’indépendance en 1948, Hmaing délaisse l’écriture pour se vouer à la pacification nationale.
En 1963, il soutient les tentatives de paix entre le gouvernement, les communistes et les minorités ethniques et religieuses, mais l’armée prend le pouvoir.
Hmaing meurt en juillet 1964.
Ses autres œuvres importantes sont : Bo htika, Daung htika et Hkway htikta.