BOURSE DES VOLS, SPECIALISTE DU DESTOCKAGE DE BILLETS D'AVION. MEILLEUR PRIX GARANTI.
Bourse-des-vols.com offre un service de réservation de voyages en ligne, publie également des pages d’informations sur les voyages, les destinations et le monde du transport aérien. Bourse-des-vols.com présente une liste de références bibliographiques destinée aux amateurs ou aux passionnés désireux de s’enquérir des diverses lectures consacrées à l’aéronautique, à l’aviation ou aux légendes aériennes. Cette rubrique permet de visualiser l’image de couverture et de lire une présentation de chacun des ouvrages référencés. Elle donne à connaître une liste de livres abordant de près ou de loin le thème de l’aviation sous divers aspects - technique, mécanique, historique etc.- et répond ainsi aux attentes des internautes et à leur soif de connaissances.

Nous n'avons voulu, dans ce livre, qu'établir un raccourci aussi fidèle, complet et précis que possible de ce qu'ont été ces cinquante premières années de conquêtes par le « plus lourd que l'air ». L'aérostation, libre ou dirigeable, n'y figure donc pas, cette œuvre, à l'origine bien française et dont on ne saurait sous estimer l'intérêt, n'ayant pas résisté aux progrès foudroyants de l'avion.
Les Wright mis à part, la France a été le berceau de l'aviation, comme elle le fut de l'automobile.
Toutefois la Première Guerre mondiale terminée, notre situation, d'abord privilégiée, s'est peu à peu modifiée au contact de compétitions internationales, de plus en plus âpres, et qui bénéficiaient d'importants moyens scientifiques et industriels. Cette adaptation continue de l'aviation aux diverses activités humaines s'est ainsi poursuivie dans le monde « à coups d'hommes et de milliards », et toujours sous la tyrannie de vitesses sans cesse accrues. Pourtant la mise au point récente de nouveaux giravions et aérodynes, plus ou moins dérivés d'appareils expérimentés pendant l'entre deux guerres, ouvre une ère dans laquelle la fatale « perte de vitesse» n'est plus à redouter.
Entre temps les transports et le tourisme aériens n'ont cessé de se développer et l'exploration du monde de s'étendre jusqu'aux pôles. L'industrie, d'abord artisanale, prend aussi d'autant plus d'importance que l'emploi généralisé du métal nécessite des outillages coûteux et compliqués. Sa vitalité, toujours liée à l'établissement de plans à longue échéance, exige en conséquence des moyens techniques et financiers de plus en plus considérables.
Enfin, l'aviation, stimulée de nouveau par des recherches poursuivies dans tous les domaines et la construction de centaines de milliers d'appareils, nécessaires à la poursuite d'une nouvelle guerre mondiale, évolue encore plus rapidement. Mais, en fin de compte, ses progrès résultent plus des perfectionnements patients et successifs apportés depuis les Wright à une même formule que d'une véritable révolution technique. Cependant le développement de nouveaux modes de propulsion ouvre des perspectives que Louis Breguet - un de nos plus grands pionniers, toujours sur la brèche - apprécie en ces termes: « Demain, grâce aux statoréacteurs (invention française), il sera possible de voler, à 36 kilomètres d'altitude, à des vitesses de 3 000 kilomètres à l'heure et de relier Paris à New-York en deux heures. »
Si d'autre part, sur le plan militaire, l'aviation a bien bouleversé l'art de la guerre, il ne semble pas que les autres forces armées aient perdu de leur importance. Les dernières batailles d'Extrême-Orient ont montré en tout cas de quelles ressources le fantassin était encore capable. Ce n'est pas minimiser la puissance démesurée des forces aériennes modernes que d'attirer une fois de plus I'attention sur des faits qui ne peuvent manquer de préoccuper les chefs responsables de notre défense. D'autre part, si l'on en croit certains experts, la guerre à base de fusées semble encore assez lointaine. On constate, en attendant, que toutes les puissances aéronautiques s'emploient à perfectionner sans relâche les armes aériennes classiques, sans pour autant négliger l'expérimentation de projectiles atomiques de plus en plus puissants, d'engins téléguidés, etc. Que l'on prenne garde aussi « à la surprise des unités aéroportées », comme l'écrivent justement les auteurs du Siècle de l’Avion.
On comprendra que dans cette somme d'exploits humains de progrès scientifiques et techniques continues, les plus considérables que l'homme ait jamais connus, nous n'ayons pu entrer dans de nombreux détails. Nous n'ignorons pas davantage que de nombreux noms, plus ou moins connus des spécialistes, manquent, ni que certains aspects particuliers de la guerre aérienne aient été négligés. Nous nous sommes donc bornés à faire revivre les hauts faits des principaux pionniers, des grands pilotes civils et militaires et d'héroïques équipages. Nous pensons ainsi avoir fait le point à un moment décisif de l'histoire des peuples et atteint notre but si nous avons réussi à éclairer une opinion généralement mal avertie et si celle-ci, trop peu curieuse, comprend tout ce que ces actions représentent de courage, d'abnégation et de sacrifices.
Cet ouvrage, plus spécialement destiné à la jeunesse, ne dispense évidemment pas le lecteur de s'intéresser aussi aux nombreux autres livres déjà parus, ou à paraître, seuls capables de lui donner une idée exacte et vivante des aventures inouïes vécues par une élite d'hommes qui suscitent l'admiration et le respect. D'ailleurs, comme le souligne Clostermann, ces « hautes vertus de l'homme ne sont l'apanage spécial d'aucune nation ».
Après deux premiers chapitres consacrés aux précurseurs et à la période héroïque d'avant 1914, deux autres concernent les progrès techniques, le développement du vol à voile, l'avènement de l'hélicoptère, l'extension de l'aviation privée et commerciale et enfin les armements aériens. Ils servent en outre de traits d'union à ceux relatifs aux deux guerres mondiales, bases de cette gigantesque et rapide évolution. Après une étude succincte des conditions d'emploi de l'avion dans les guerres de Corée et d'Indochine, un dernier chapitre traite en fin de l'aviation actuelle, considérée sous ses différents aspects. Des tableaux annexes permettent également d'éliminer du texte diverses considérations techniques qui risquaient de l'alourdir et d'en rendre la lecture moins aisée. En y gagnant en clarté, nous croyons que chacun d'eux illustre bien le niveau atteint dans chacune des périodes considérées, leur rapprochement permettant même d'intéressantes comparaisons. Quelques photographies, en nombre forcément limité; un bref bilan des principaux records homologués fin 1953; quelques notes sur les engins spéciaux; un résumé des dates les plus mémorables de l'aviation et une bibliographie sommaire complètent la vue d'ensemble que nous avons tenté de donner.
La possibilité existant aussi désormais, comme H. Bouché l'a écrit dans la préface d'un ouvrage précédent, « de réunir les moyens nécessaires à l'agression aérienne efficace, de continent à continent, à travers le globe tout entier », force est de nous coaliser, en attendant des solutions plus raisonnables, proches de celles déjà discutées à Genève vers 1932, pour l'instauration d'une paix durable. Si les réflexions que ce livre peut suggérer y contribuent quelque peu, nous n'aurons pas perdu notre temps.