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Confortablement installés dans leurs sièges, les passagers de l'avion se laissent bercer par le ronronnement des puissants réacteurs.
Ils ont décollé trente minutes auparavant de New York aux États-Unis et se dirigent vers Paris. Soudain la voix du pilote commandant de bord annonce: « Mesdames, Messieurs, nous avons atteint notre altitude de croisière de 19000 mètres et nous volons à Mach 2,05. Mach 2,05, dans le langage de l'aéronautique cela veut dire plus de deux fois la vitesse du son, soit environ 2200 km à l'heure !
Quelle vitesse fabuleuse ! Nous sommes à bord du Concorde d'Air France qui, chaque jour, assure la liaison Paris - New York - Paris. En un peu plus de trois heures et trente minutes, avec cent passagers à bord, l'Atlantique nord est franchi !
Aujourd'hui cela nous semble normal, des dizaines de milliers de personnes s'envolent tous les jours à bord des avions de ligne, traversent les océans et voyagent d'un continent à l'autre. Et pourtant, il n'y a pas si longtemps - soixante ans à peine un homme seul, pilotant un appareil rudimentaire, reliait pour la première fois New York à Paris au cours d'un vol sans escale. Il mettra dix fois plus de temps que Concorde, à la vitesse moyenne de 173 km/h.
Ce pilote s'appelait Charles Lindbergh, il avait baptisé son avion « Spirit of St Louis » et le 21 mai 1927, il réalisa cet exploit de vaincre l'océan Atlantique nord où avait déjà péri tant d'intrépides aviateurs. Mais déjà, à cette époque, que de chemin parcouru et de progrès accomplis dans l'aéronautique depuis les premiers vols malhabiles des pionniers Clément Ader, Wilbur et Orville Wright, Alberto Santos-Dumont, Maurice et Henri Farman, Gabriel Voisin, Louis Blériot et tant d'autres !
L'aviation progresse très vite. Née au début de notre siècle, elle abandonne rapidement une activité encore artisanale pour connaître un immense développement industriel pendant la première guerre mondiale de 1914-1918. Des milliers d'avions en bois et toile sont construits en Europe et en Amérique du Nord. Ce sont le plus souvent des biplans, c'est-à-dire des avions dotés de deux ailes placées l'une au-dessus de l'autre. Leur vitesse est d'environ 160 km/h.
Par nécessité, pendant cette guerre, les écoles militaires forment un grand nombre de pilotes qui vont combattre vaillamment au-dessus des champs de bataille de France. Certains deviendront des « as » dans leur spécialité. Qui ne connaît les noms des Français: Georges Guynemer, René Fonck, Charles Nungesser; des Britanniques: Edward Mannock et William Bishop; du Belge: Willy Coppens; des Allemands: Manfred Von Richtofen, surnommé le « Baron Rouge », Oswald Boelcke, Ernst Udet et de l'Américain: Eddy Rickenbacker.