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Naissance

air-algerie La création d’Air Algérie s’effectue en deux temps. En 1946, se constitue la Compagnie Générale de Transport (C.G.T.), qui avec l’appui d’Air France se spécialise dans le transport de passagers et de fret entre la métropole et les villes d’Alger, Constantine et Oran, principales cités d’Algérie. Mais il faut attendre 1953 pour officialiser la naissance d’Air Algérie lorsque la Compagnie générale de Transport fusionne avec la Compagnie Air Transport pour devenir la « C.G.T. Air Algérie ».

Histoire

Ses débuts

air-algerie Les soubresauts de l’histoire tourmentée de l’Afrique du Nord pendant la seconde partie du XXème siècle jouent un rôle prépondérant dans la constitution et l’évolution de la compagnie aéronautique Air Algérie. Comme ses voisines Tunisair – compagnie nationale tunisienne créée en octobre 1948 – et Royal Air Maroc – née en juin 1956 –, Air Algérie est fondée dans la même période en juin 1953, soit entre vingt et trente ans après les principales compagnies nationales européennes. Cependant, Air Algérie possède une « préhistoire », liée à sa situation politico-géographique, en ce temps où l’Algérie est constituée de départements français (passés des 3 d’origine : Alger, Oran et Constantine, à 14 à la veille de l’indépendance). En effet, en tant que partie intégrante du territoire français à l’heure de la naissance de l’aéronautique commerciale, l’Algérie est-elle privilégiée dans le développement des transports aériens afin d’assurer une liaison régulière entre la métropole et ses territoires situés sur le sol africain. De plus, l’Algérie se situe sur l’axe entre Paris et les destinations de l’Afrique noire francophone. Dès 1922, la Société du Réseau Transafricain effectue un premier vol entre Alger et Biskra, porte du désert saharien. Cette première tentative de ligne interne à l’Algérie est vite abandonnée. Mais, dans le même temps, les lignes aériennes Latécoère, qui s’illustreront bientôt dans les liaisons aéropostales entre Toulouse et Dakar, tentent à partir de cette ville de Haute-Garonne de relier la métropole à Casablanca au Maroc avec l’intention de prolonger la ligne vers l’Algérie. Une ligne Casablanca-Oran est expérimentée sur un Latécoère 15 (appareil bimoteur dans lequel le pilote est dans un cockpit extérieur quand les 6 passagers sont dans une cabine fermée). Une autre ligne d’Alicante, au sud de l’Espagne, à Alger sur hydravion est essayée. Dans les deux cas, le projet de ligne sera vite abandonné en raison de la faible fiabilité des appareils. Une autre voie pour relier la France métropolitaine à l’Algérie est envisagée. À partir de 1928, une ligne Marseille-Alger, exploitée par l’Aéropostale qui a fait suite au constructeur Latécoère, survolant la Méditerranée et faisant escale aux îles Baléares, est ouverte. En 1934, elle est accessible aux passagers avec l’appui logistique d’Air France qui met à disposition des hydravions Lioré-Olivier 242.

International

Les destinations desservies par la compagnie s’étendent, outre les lignes intérieures largement exploitées, à l’Afrique avec Abidjan (Côte d’Ivoire), Niamey (Niger), Nouakchott (Mauritanie), Bamako (Mali), Ouagadougou (Burkina Faso), Carthage (Tunisie), Casablanca (Maroc), Tripoli (Libye) et Dakar (Sénégal) ; à l’Europe sur les aéroports de Paris Charles de Gaulle, Orly et les principales villes françaises, de Milan et Rome (Italie), Moscou (Russie), Francfort (Allemagne), Alicante et Barcelone (Espagne) et Londres Heathrow (Angleterre); au Moyen Orient : Beyrouth (Liban), Djeddah (Arabie Saoudite) aéroport des pèlerins arrivant à La Mecque, Le Caire (Égypte), Damas International et Amman (Jordanie). Pour l’instant, seuls le Canada à Montréal et la Chine à Pékin bénéficient de lignes sur les autres continents. La compagnie Air Algérie a passé des accords de partage de codes (système d’exploitation en partenariat avec d’autres compagnies) avec Aigle Azur, Middle East Airlines, basée à Beyrouth et dont le réseau s’étend sur toute la région et Air China, compagnie officielle de la Chine, portant le drapeau national sur ses appareils, restructurée depuis 2002. L’IATA, organisation internationale qui gère le transport aérien civil de la plupart des compagnies aériennes mondiales – hormis quelques compagnies low cost –, a attribué à Air Algérie le code à deux lettres « AH », distinctif et employé sur l’ensemble des aéroports mondiaux. Outre son activité principale de transport de passagers sur lignes régulières, Air Algérie se consacre à l’exploitation de charters pétroliers qui véhiculent 500000 passagers annuels, au développement de deux compagnies charters – Oumra et Hajj – spécialisés dans l’acheminement saisonnier sur les lieux saints de l’Islam, et d’un service de restauration, dit Commissariat Hôtelier, qui lui permet de subvenir à ses besoins au départ des vols sur son territoire national. Sur le sol algérien, Air Algérie propose aux autres compagnies une assistance pour la maintenance et l’entretien des avions.>

Incident

air-algerie Air Algérie connaît en 2003, son accident le plus meurtrier. Le vol n° 6289 du 6 mars est assuré par un Boeing 737-200 entre Tamanrasset et Alger. Ce biréacteur moyen-courrier, en service sur de nombreuses compagnies, est équipé de classiques réacteurs de marque Pratt et Whitney et présente des référencesen termes de fiabilité. Pourtant, au décollage de Tamanrasset, le moteur droit s’avère déficient et 102 des 103 personnes à bord trouveront la mort lors du crash qui s’ensuivra.

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